À ses débuts, en 2016, avec son allure de poulbot, sa casquette vissée sur la tête et ses chansons gouailleuses, on l’avait pris pour un authentique Titi parisien. Ses nombreuses premières parties pour Renaud enfonçaient le clou. Belle méprise : Gauvain Sers a grandi dans un bourg creusois et reste attaché aux petits villages. Ce regard enraciné ne l’empêche pas de scruter le monde bien au-delà du clocher voisin. Au fil de quatre albums, il chante les campagnes oubliées, la montée de l’extrême droite, la précarité ou les souvenirs d’enfance, dans des textes tour à tour fraternels, intimes et révoltés. Digne héritier du précité Renaud ou encore d’Allain Leprest, Gauvain Sers bouscule la chanson française tout en s’inscrivant dans une certaine tradition, à la fois réaliste et sensible.
Partager ce spectacle :