Fatoumata Diawara a d’abord brillé devant les caméras (on se souvient de Timbuktu, en 2014). Mais elle a réellement trouvé sa voie sur scène et en studio. Le son Diawara mêle pop, blues, jazz aux instruments traditionnels ouest-africains (kora, kamélé, n’goni), le tout principalement chanté en bambara. Passeuse infatigable, elle a croisé la route de Lauryn Hill, Herbie Hancock, Roberto Fonseca, Disclosure, Dee Dee Bridgewater, Damon Albarn ou encore Paul McCartney. Paru en juin dernier, Massa (le "Seigneur", en français), réalisé avec Matthieu Chedid, évoque son histoire et celle de son pays, en bambara comme en anglais ou en français (elle réside dans l’Hexagone depuis une vingtaine d’années). Sur scène, ces chansons de luttes et de joie, de peine et de résistance prennent toute leur ampleur.
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