GWENDOLINE est un duo-antihéros de la scène indé rennaise. La musique de Gwendoline en a rien à foutre. Elle n’a pas de projet. Elle ne tente rien, ils le répètent à qui veut l’entendre, faut juste écouter. Chacun entendra ce qu’il veut dans « C’est à moi, ça », leur album signé chez Born Bad. D’aucuns voudraient qu’ils soient Joy Division, Noir Boy George, Bruit noir, Ventre de biche, les bérus. Voudraient que leur wave soit cold, shlag, dark…mais ce n’est pas leur problème. Les malentendus peuvent tuer dans ce métier, par pitié laissons ces deux-là tranquilles. Chanter la tise à ce point, c’est plus la haine de soi qui guide leurs pas, c’est culturel. C’est un acquis social, ils ont le droit de chier sur Rennes quand les costards en gyropode y ont piqué leurs bars préférés. C’est bien un truc d’inclus de trouver qu’ils sont déprimés. Ils n’y sont pour rien si on les aime, et ça les fait déjà chier. On les aime parce que leur colère est juste. On a plus le luxe de la nuance quand tout a le goût du beurre doux qui a mal tourné. © Halory Goerger
Les lillois d’ADIEU SOLEIL fendent l’obscurité avec «Looking for a Paradise», un premier Ep au titre faussement naïf, traitant en toute lucidité de l’état des choses ; présent brutal, avenir incertain, santés mentales en déclin…Six titres qui puisent sans nostalgie dans l’énergie du punk et la tension de la noise pour forger une musique brute mais précise.
Formé en 2024 à Lille et bercé par les vents de la mer du Nord, le quintet avance au gré de la mélancolie d’un ciel souvent trop bas et du vacarme tumultueux des usines. Les yeux ouverts, lucides.
Adieu Soleil, c’est le cri d’un jour qui s’effondre et la bande-son de celles et ceux qui dansent quand même.
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